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Manifestation à Paris du 5 juin

samedi 7 juin 2008 par apemse

Voici l’article de Cécile AZZARO écrit pour l’AFP jeudi 5 juin à 17h51.

PARIS (AFP) - Un tiers environ des agents de Météo-France était en grève jeudi contre la "casse" du "service public météo" tandis que quelque 700 personnes ont manifesté à Paris contre la fermeture prévue de plus de la moitié des centres départementaux d’ici 2017 et la suppression de 500 postes.

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Venus de toute la France, parfois déguisés en grenouille, animal symbolique de la météo, ou arborant des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire "Non à la casse de service public météo", entre 620 personnes selon la police et 700 selon les organisateurs ont défilé devant le siège de Meteo-France, quai Branly (VIIe), et le ministère de l’Ecologie, dont ils dépendent.

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Derrière une banderole "sale temps pour la météo", les manifestants ont défilé en brandissant des pancartes annonçant "avis de grand vent sur la Météo", "réchauffement climatique = fonte des effectifs", ou "Par Sarkosix, le ciel nous tombe sur la tête, par Borloo la météo tombe à l’eau".

Trois syndicats (SPASMET/Solidaires, SNM/CGT, SNITM/FO) représentant 90% des 3.700 agents de Météo-France, avaient appelé à la grève et à manifester, pour dénoncer la réforme présentée mardi par le PDG de l’établissement public, Pierre-Etienne Bisch.

Selon la direction, environ 31,4% des agents étaient en grève jeudi, contre 36,1% et 66,8% les 28 et 29 mars, lors d’une précédente grève pour les mêmes motifs. Le taux a grimpé à 74% dans les centres météo départementaux, selon la direction.

Selon les syndicats, 80% des 115 centres départementaux étaient touchés par la grève.

Mardi, le pdg avait annoncé la fermeture à partir de 2011 d’"à peu près 50%" des centres départementaux, pour arriver à "une grosse quarantaine" de centres en 2017 et une suppression d’environ 500 postes, par non remplacement d’un départ à la retraite sur deux.

Ce plan est motivé, selon M. Bisch, par "les évolutions technologiques" qui amènent à "revoir" l’organisation de Meteo-France, pour s’adapter à la concurrence. "Ce qu’on fait actuellement sur un département, la même équipe, dans dix ans, devra être capable de le faire sur deux départements" a-t-il dit.

Mais pour les syndicats, "c’est en réalité 2/3 des 115 implantations départementales qui vont disparaître, il ne restera que 12 centres de prévisions", a affirmé Yannick Mur (Solidaires).

Selon le syndicaliste, la proximité du personnel est "nécessaire", en cas de crise (avis de tempête, alerte orange, etc) lorsqu’il faut répondre aux interlocuteurs (préfecture, mairie, sécurité civile), ou informer les professionnels locaux qui dépendent de la météo (BTP, station de ski, activités marines, etc).

Les syndicats estiment qu’une diminution des effectifs entraînera une baisse de la qualité du service rendu, alors que les questions d’environnement et de surveillance du climat sont de plus en plus d’actualité.

Pour Lea Dordone, 55 ans, venue de la Rochelle manifester à Paris, "le contact avec la population est important. Chez nous on fait beaucoup de routage pour la plaisance et des formations à la météo pour ceux qui prennent la mer".

Quant à Aurélie, 29 ans, qui termine une formation d’ingénieur météo de 3 ans, elle craint de se trouver "sur un siège éjectable" et s’inquiète pour ceux qui devront "chercher du boulot à 300 km de là où ils travaillent actuellement".


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